MAGMA : Sur la voie de la septième galaxie

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MAGMA

Sur la voie de la septième galaxie

magma-poissonQuand TRAVERSES fait ses tiroirs, des trésors peuvent en sortir ! Ainsi cet entretien avec Christian VANDER, pourtant réalisé en 1998 par un de nos rédacteurs (dont la collaboration n’a été qu’occasionnelle) et qui n’a jamais été publié auparavant pour d’obscurs impératifs éditoriaux. Compte tenu des sujets abordés et des déclarations et confidences – certaines assez inattendues – de Christian VANDER, il nous est apparu que cet entretien, quoi que daté, méritait d’être exhumé. Voici donc une page d’histoire totalement inédite qui éclaire comme nulle autre l’esprit et la démarche de l’unique « Zebehn Strain de Geustaah » !

Christian, peux-tu nous dire par qui est habitée la planète Kobaïa, aujourd’hui ?

Christian VANDER : Eh bien, au centre, on trouve évidemment le MAGMA « classique » ; puis OFFERING. Jadis, il y a eu THE UNAMMABLES, qui n’a pas duré bien longtemps mais n’avait pas à le faire non plus. Cette formation a existé « circa 1971 ». Il y a eu aussi VANDER/TOP, et moi j’ai monté ALIEN QUARTET, avec Michel GRAILLIER.

Depuis, il y a beaucoup d’autres groupes qui gravitent autour de MAGMA, même s’ils n’en portent pas l’esprit. Par exemple, FUSION ! Et des fois, je joue également en trio avec Emmanuel BORGHI et Philippe DARDELLE. Autrement, il y a LES VOIX DE MAGMA, le nouveau groupe de Stella, avec notre fille Julie. Voilà, c’est tout pour l’instant !

C’est déjà pas mal ! Cela prouve au moins qu’il y a bel et bien eu une renaissance du phénomène MAGMA, et qui ne concerne pas uniquement l’ancien public. Récemment, vous avez touché un public plus jeune.

C. V. : Oui, mais ce n’est plus si nouveau que ça. En France, le retour de MAGMA remonte à 1992. A cette époque, on avait effectivement attiré la génération des 20/30 ans. Mais ça, c’était il y a presque dix ans ! Ces gens-là ont maintenant 30 et quelque chose… Cette période correspond aussi à l’éclosion du mouvement Zeuhl au Japon. Du coup, MAGMA est plus ou moins le parrain de cette génération. Les jeunes d’aujourd’hui nous reconnaissent comme les grands-parents de cette musique. En plus, ils me paraissent beaucoup plus « speed » que nous, beaucoup plus « thrash-noise », comme ils disent ! Nous, à l’époque, on était beaucoup plus disciplinés. Eux le sont aussi, mais dans un autre sens, et ils sont en même temps plus réalistes que nous. Je trouve que c’est un progrès. Alors c’est important de jouer pour eux parce qu’ils ont une bonne influence sur nous. Et il y a toujours les vieillards, comme moi, qui sont encore là !

C’est fascinant de voir que des familles entières viennent nous écouter, des familles qui s’étalent parfois sur trois générations ! C’est fou parce que, l’année prochaine, MAGMA fêtera ses trente ans !

A propos du passé, j’ai cru comprendre que vous ne touchiez rien du tout sur les ventes de vos anciens disques « mythiques »…

C. V. : C’est vrai ! On ne touche rien sur tout ce qui est sorti à l’époque sur les labels Philips, Vertigo, Tapioca, ni sur les rééditions de Charly Records ou de ceux qui ont signé des licences avec ce label. Pas un centime ! Il n’y a que Seventh qui paye bien. (sourire) En France, un avocat a estimé que c’est plus de deux ou trois millions de francs qui ont été perdus ! Et ces disques continuent de se vendre depuis 25 ans… C’est pas possible ! J’ai joué sur pratiquement une trentaine de disques, et c’est seulement les royalties des disques d’OFFERING qui arrivent vraiment.

Tout à l’heure, non loin d’ici, j’ai remarqué dans un magasin un instrument qui portait le nom de « GONG » ! Tu l’as vu ?

Ah oui, je vois de quel magasin tu parles ! C’est curieux, en effet…

C. V. : Je me suis même demandé s’il appartenait à Daevid ALLEN ! (rires) Je ne pense pas, mais je vois qu’on peut alors voler tranquillement le nom de GONG pour inventer un instrument. Il n’y a donc pas de copyright sur le nom de GONG ? On ira peut-être aussi ouvrir un magasin de hi-fi qui s’appellera MAGMA, alors… (rires)

* Zombies & Pixies

Ce parallèle entre MAGMA et GONG persiste donc…

C. V. : Il y a toujours eu une certaine concurrence avec GONG. Nos planètes sont complètement opposées. MAGMA incarne l’élément volcanique, tout de feu et de noir, strict et disciplinaire, alors que GONG représente l’anarchie flottante, avec sa planète de bleu et de vert et ses lutins invisibles. De plus, chaque groupe a créé son langage : « Radio Gnome » pour GONG, et le « kobaïen » pour MAGMA. On n’a jamais conclu d’arrangement, mais tout ça s’est fait en même temps, la même année, le même mois, autour de Paris ! On est complètement yin et yang, masculin et féminin. C’est extraordinaire ! Il ne s’est jamais passé quelque chose de semblable avec d’autres groupes. Ce phénomène de dualité, avec deux musiques opposées mais comprenant en même temps les mêmes éléments, est vraiment très spécial. On devrait écrire un livre là-dessus. C’est sociologiquement passionnant.

GONG et MAGMA ont tourné ensemble, à l’époque. Ça se passait bien ?

C. V. : Non, ça ne s’est jamais bien passé ! Si MAGMA jouait bien, GONG était horrible ; ou bien GONG était magique, et MAGMA était mécanique. Si GONG se disait « on doit être plus disciplinés », MAGMA s’exclamait « vive la foire ! »… On a bien failli exploser tous les deux après cette tournée !

Et avec Daevid ALLEN ?

C. V. : A l’époque, il était très difficile de parler avec lui tellement il était « stone ». En le voyant, mes cheveux se dressaient sur ma tête ! Mais je l’ai revu il y a une dizaine d’années, et c’était complètement différent. Il était vraiment sympa, et on a eu un très bon contact. On est toujours liés, tu vois.

* Rétrovision

Il y a eu jadis un livre sur l’histoire de MAGMA. Y aura-t-il une réédition révisée et augmentée ?

C. V. : Il y aura un autre livre, mais on a des problèmes pour le sortir maintenant. Cela concerne la façon de raconter certains événements… On va donc diviser les pages en deux. Il y a aura ma version, et celle des autres, sur le même niveau. C’est ça, la démocratie, l’égalité ! Comme MAGMA a une « fanbase » remplie de fortes individualités, avec des idées et des façons de penser très différentes, ça risque de donner des versions très contrastées !

Depuis l’anniversaire de ses 25 ans, le MAGMA « classique » n’arrête pratiquement pas de tourner, mais toujours avec le même répertoire, celui de la trilogie Theusz Hamtaahk. Va-t-il enfin y avoir du neuf ?

C. V. : Il y a un nouveau disque prévu qui est en train de se faire. Philippe (BUSSONNET) et moi, nous « groovons » sur l’Internet.

Eeehhh ?

C. V. : Oui, parce que Isabelle et moi habitons dans les bois, Philippe, Antoine et James habitent en banlieue, et Emmanuel et Himiko en Province. Alors, tu vois, on compose par les moyens électroniques, par le Web et le DAT.

Mais sinon, c’est quand même intéressant de jouer l’ancien répertoire sur scène parce que c’est fabriqué comme du jazz. On peut vraiment modifier telle ou telle section, ceci ou cela… C’est difficile d’être blasé ! La trilogie classique de MAGMA, c’est réellement un bon set !

C’est pourquoi on n’entend jamais tout à fait les mêmes versions…

C. V. : Oui, et chaque année, on se dit : « Bon, ce coup-ci, c’est la dernière tournée ! » Et il y a toujours quelqu’un pour répondre : « Non, non. Il faut en faire encore une ! » Du reste, il y a un nouveau disque qui vient de sortir et qui s’appelle Kompïla. Il contient des extraits des albums de MAGMA, pour ceux qui ne veulent pas tout se farcir !

Mais, en même temps, on est branchés sur beaucoup d’autres trucs. Il y a aussi un disque de rock n’roll que j’ai fait et qui doit sortir bientôt. C’est entièrement rock n’roll ! Je ne joue pas de batterie, je chante ; c’est tout. C’est une sorte d’hommage à mes références, à mes maîtres de départ. Parce qu’à l’origine, je n’ai pas été attiré par le jazz, mais par le rock n’roll ! C’est cette musique qui m’a fait bouger le plus, tu vois. Donc, ce disque, je l’ai fait pour témoigner du respect que j’ai pour certains musiciens de rock n’roll.

Et quels sont-ils, exactement ?

C. V. : Chuck BERRY, Buddy HOLLY, Bill HALEY, LITTLE RICHARD, Elvis PRESLEY, tous ces gens-là… Sur mon disque, je joue avec un bassiste qui s’appelle Nic POTTER ; il a joué avec Chuck BERRY. Il y a aussi un guitariste qui vient de Roumanie et qui ressemble beaucoup à Jannick TOP quand il était plus jeune. C’est vraiment du rock n’roll ! J’ai réécrit un petit peu les paroles parce que je ne pouvais pas supporter le sentimentalisme des textes d’origine. Avec ce disque, j’ai vraiment pris mon pied ! Mais Seventh hésite encore à le sortir, soi-disant de peur que ça ternisse ma carrière.

Autrement, j’ai un second album qui doit sortir et qui est entièrement consacré à des soli de batterie que je faisais durant les concerts de MAGMA. Ce CD exposera toutes les différentes possibilités qu’offre le jeu de batterie. Il s’appellera Korusz et constituera une ode aux rythmes libres. J’envisage aussi de faire une suite, un « Korusz 2 : le retour » avec des soli de cloches. J’ai toujours aimé les cloches. Elles me hantent… Ce serait des musiques dans l’esprit de de ce que fait Alain KREMSKI, inspirées par celles de GURDJIEFF et Thomas de HARTMANN. Mais si j’en parle maintenant à Seventh, ils vont encore me dire que ce n’est pas ce que les fans veulent ! Si on prend ce genre de choses en considération, je n’avancerai jamais… J’ai une nouvelle musique à jouer, moi !

Il y a quelques années, tu as sorti un disque qui s’appelait To Love et qui est devenu totalement introuvable.

C. V. : Oui, c’est exact. Il sera réédité bientôt ! Il comportait sept compositions, chacune basée sur une note se rapportant à un chakra, un centre psycho-physiologique subtil dans le corps humain. Sept chakras, sept sources d’énergie, sept couleurs du « cri »… Beaucoup de choses se comptent par sept ! Tu vois, To Love a été psychologiquement conçu pour favoriser la méditation, se laver l’esprit.

Un autre album qui est devenu lui aussi rarissime, c’est Nëhëh (Sons).

C. V. : Celui-là, il a été plus conçu comme un « after », une séance « chill out »… Nëhëh est constitué de petites improvisations faites une nuit, dans des conditions très primitives. On était dans une petite chambre vaguement aménagée en studio de quatre pistes dans un manoir anglais. Il faisait très humide. Ça mouillait, tout le monde était trempé !… Évidemment, c’était pas bon pour le matériel, les bandes…

* « C’est la vie qui les a menés là »

Avec le recul, on se rend finalement compte que, chaque fois qu’on a dit que MAGMA n’était pas… enfin qu’il n’avait plus rien à dire, qu’il s’est finalement renouvelé, quitte à prendre des formes inattendues, pour demeurer fécond sur le plan musical. Peux-tu nous rappeler les circonstances qui ont provoqué ces transformations du groupe ?

C. V. : Oui. A la fin des années 1970, j’étais complètement désabusé avec l’industrie de la musique. Ses actes perfides et grossiers m’avaient fortement déplu ! J’avais aussi quitté Stella, et tout a changé. J’étais très fatigué, et j’ai songé à changer complètement de vie. Je suis donc allé en Égypte et j’ai cherché un autre boulot, notamment guide touristique des pyramides au Caire. Finalement fauché, je suis devenu éleveur d’oiseaux (des cygnes et des corbeaux, pour l’essentiel). Ça c’était pas mal, assez excitant !

Puis, j’ai eu envie de retrouver du monde ! J’ai donc décidé de retourner en France, j’ai gagné un peu d’argent en montant la Retrospektiw MAGMA, et, puisque ce voyage en Égypte m’avait transformé, j’ai eu envie de transformer peu à peu MAGMA en OFFERING. Mais les trois quarts du public n’y a rien compris et nous a abandonnés ! Race maudite… Du coup, au bout de quelque temps, je suis reparti en Égypte, dans un endroit qui s’appelle Abû Simbel, un vrai centre de « possédés » ! La vie était facile, là-bas ! On avait la sécurité sociale, etc. Mais j’étais encore assez troublé dans ma tête. Je me demandais : « Est-ce la fin de ma carrière, de ma vie ? Qu’est-ce que je vais faire ? » J’ai donc songé à pratiquer d’anciens rites sacrificatoires. Ça m’a fait beaucoup de bien. J’ai pratiqué aussi le chant rituel funéraire (le « Funerarium Kanht« ). A la base, c’est une technique de discipline. A travers elle, tu fais l’expérience d’une nouvelle naissance de la conscience, et ça, c’est fabuleux ! Ça change beaucoup de choses dans la tête !

Exactement ce qu’il te fallait, donc ?

C. V. : Ah oui ! Si tu veux, le Funerarium Kanht permet une expansion de la conscience qui m’était absolument nécessaire à cette époque ! Du coup, je suis moi-même devenu professeur de Funerarium Kahnt, j’ai enseigné dans des stages, etc. Et une année, il y eut cette cérémonie mondiale, la « Convergence funéraire » ! A Abû Simbel, tout le monde s’est mis à chanter à un moment précis (NDLR : moment où devait se produire une nouvelle configuration astrologique susceptible de provoquer des changements dans la conscience individuelle et collective). Ça m’a frappé tellement fort que j’ai eu la vision d’un nouveau MAGMA !

A ce moment-là aussi, je suis tombé amoureux d’une fille et, avec elle, je suis retourné en France. Là, on a fait un petit concert aux Lilas. Waoh ! C’était plein à craquer ! Alors que j’avais quitté tout ça depuis dix ans, une mythologie s’était construite autour de MAGMA ; et dans une maison de disques, j’ai vu tous nos anciens albums ! Ça a été un peu un choc, parce qu’en Égypte, je n’avais aucune idée de ce qui se passait. Je ne savais pas qu’on vendait encore des disques ! D’autant que je ne gagnais plus un rond là-dessus, tu vois ! Donc, quand j’ai repris, j’étais avec un groupe en grande partie constitué de femmes : LES VOIX DE MAGMA. Et on a continué à faire des stages… Des concerts, des stages, des concerts, des stages… C’était vraiment intéressant ; il y avait une ambiance différente des débuts, beaucoup plus sulfureuse ! On fumait, on se droguait…

As-tu eu l’occasion de jouer avec des musiciens égyptiens ?

C. V. : Oui, en effet. Sur le prochain disque, il y a justement un jeune Égyptien, plutôt doué, qui joue de la clarinette. On l’entend aussi crier « Gloria Ëmënhtëht-Rê ! ».

Et la planète Kobaïa s’est mise à refleurir, notamment par le biais d’OFFERING et des VOIX DE MAGMA…

C. V. : A l’époque, je n’envisageais pas vraiment de rejouer du MAGMA « classique ». Je pensais qu’il fallait faire quelque chose de nouveau. Donc, on a commencé avec OFFERING. Après, on est passé aux VOIX DE MAGMA, plus ou moins orienté acoustique/vocal. On avait fait une version gospel de Zëss, des choses comme ça, basées sur un mélange d’acoustique et de chant. Petit à petit, cela a évolué jusqu’à ce qu’on se retrouve tous au 25e anniversaire de MAGMA ! Voilà toute l’histoire ! Mais quand j’étais en Égypte, j’ai vraiment pensé que la musique, c’était fini pour moi !

Ah oui, carrément ?

C. V. : Carrément !

* Coltrane Sündia

Qu’est devenu OFFERING ?

D. A. : Ça existe toujours ! Enfin, presque… Disons que ça mériterait d’exister toujours ! Parce qu’on est musicalement et spirituellement liés avec John COLTRANE. Ce manque d’intérêt pour OFFERING est une grande tragédie ! Et puis, quand même, COLTRANE était un saint homme ! C’était un être humain d’une rare sagesse, et pour lequel on doit éprouver du respect.

L’as-tu déjà rencontré ?

D. A. : Oui. J’étais encore tout jeune, et COLTRANE avait posé ses deux mains sur sa tête et, après, il m’a touché le bras. J’étais un peu déprimé à cette époque, mais, pendant une semaine, j’étais complètement transporté ! Par un simple toucher, il m’avait transformé ! C’était vraiment magique ! Je ne sais pas si c’est moi ou lui…

On a donc choisi d’appeler le groupe OFFERING parce que dans la mythologie de la planète Kobaïa, il y a une sagesse, déguisée et dissimulée sous l’aspect absurde des histoires de MAGMA. Et cette sagesse, elle provient de COLTRANE.

* Tous ensemble

As-tu d’autres projets ?

C. V. : L’année prochaine, en 1999, j’envisage d’organiser un énorme rituel, que j’ai baptisé la « Voie de la Septième Galaxie ». Ça commencerait en avril et on ferait un rite qui durerait jusqu’au moment de la pleine lune. La journée précédant celle-ci, il y aurait une grande cérémonie avec musique, tanz… pardon, danse, lights-show, et dont le « climax » se situerait au moment exact de la pleine lune, même si c’est à neuf heures du matin ! On installerait un petit village avec des tentes, des tipis, avec des batteries et des percussions, tout ça, dans lesquels on vivrait le temps du rituel. Et comme il y aura sept pleines lunes dans l’année, il y aura sept rituels-concerts. Après cela, seulement deux mois nous sépareront de la fin du siècle ! Donc, c’est le moment !

Où cela aurait-il lieu ?

C. V. : Partout. On fera en sorte de trouver des sites qui servent déjà pour d’autres festivals. Chacun apportera ce qu’il veut, car ce n’est pas du tout fondé sur l’argent. Les musiciens qui souhaiteront participer devront ainsi apporter l’équipement nécessaire pour vivre, car chaque stage commencera sept jours avant le « grand moment ». On vivra dans ce site pendant sept jours afin de créer. Les hommes qui viendront tous ensemble feront partie du rituel. (Mais attention, hein ! Pas des rigolos, rien que des gens qui sont EN la musique !)

Il y aura donc une mise en commun des forces en présence ?

C. V. : Voilà. Chacun apportera son énergie créatrice, mais devra également fournir des éléments pratiques, matériels. Moi, je prêterais un bus, ou un truc comme ça, pour le « logement ». Ce sera une sorte de « village pharaonique »…

Ce sera donc un retour à la vie communautaire, comme à l’époque ?

C. V. : Quelque chose comme ça… Remarque, il y aura deux semaines entre chaque stage et rituel où chacun pourra partir chercher de l’argent, faire des courses pour se nourrir, acheter des baguettes pour sa batterie, etc.

Ce n’est pas un projet qui concerne uniquement MAGMA ?

C. V. : Non, c’est moi qui le propose. J’invite tout le monde, mais nul n’est obligé de venir. Stella sera là… Mais même si je me retrouve tout seul dans ma petite tente, avec ma caisse claire, je le ferais !

Envisages-tu de concrétiser tout cela par un disque ?

C. V. : On va d’abord vivre l’événement ; après, on verra ! Il y a déjà tellement de projets, dont le nouveau disque de MAGMA. En fait, on travaille tout le temps !

Entretien réalisé par Arichikunorikatoku Lumodojikushiku pour TRAVERSES en 1998

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