Comme beaucoup d’autres artistes, le compositeur, chanteur, pianiste, guitariste et producteur anglais Peter HAMMILL a mis à profit ses périodes de confinement pour préparer un nouvel album. C’est ce qu’il vient de révéler à certains médias en ligne de presse anglaise comme Louder Sound et Organ Thing et sur son site Sofa Sound. Mais comme Peter HAMMILL n’est pas du genre à faire ce que l’on s’attend qu’il fasse, son prochain album ne sera pas constitué de nouvelles compositions, mais… de reprises ! Attention, nous ne parlons pas de nouvelles versions de ses anciennes compositions (comme The Love Songs), mais d’adaptations de chansons composées par d’autres, à la manière de l’album Scratch my Back de Peter Gabriel.
Baptisé In Translation, ce nouveau disque comprendra des chansons provenant de mondes musicaux pour le moins aussi variés qu’inattendus, provenant de la musique classique, du grand répertoire américain de la chanson, du tango et de la pop italienne !
Les chansons retenues sont les suivantes :
1. The Folks Who Live on the Hill (de Jerome Kern et Oscar Hammerstein II)
2. Hotel Supramonte (Fabrizio De André)
3. Oblivion (Astor Piazzola)
4. Ciao Amore (Luigi Tenco)
5. This Nearly Was Mine (de la comédie musicale South Pacific de Richard Rogers et Oscar Hammerstein II)
6. After a Dream (Gabriel Fauré)
7. Ballad for my Death (Astor Piazzolla)
8. I Who Have Nothing (chanson originale italienne écrite par Carlo Donida et Giulio ‘Mogol’ Rapetti, traduite en anglais par Leiber et Stoller et enregistrée par Ben E. King et Shirley Bassey)
9. Il Vino (Piero Ciampi)
10. Lost To The World (Gustav Mahler)
Puisque seulement trois de ces chansons ont des textes écrits à l’origine en anglais, Peter HAMMILL, convaincu qu’il ne rendrait pas justice à ces chansons s’il les interprétait dans leur langue originelle (Remember Offensichtlich Goldfish?), a traduit les textes des autres chansons dans sa langue natale, dans une perspective plus culturelle que strictement linguistique.
Peter HAMMILL explique ainsi son projet : « Ces chansons semblent bien aller ensemble, en particulier parce que la plupart d’entre elles traitent de perturbations, de pertes, et d’une sorte d’avenir envisagé qui ne s’est pas produit. (…) Ces enregistrements ont été, bien sûr, réalisés en ces temps de Covid et durant le confinement. Mais aussi en sachant que le Brexit – dans toute son horreur – approchait à grands pas. Donc, ces interprétations de chansons en majeure partie européennes seront mes dernières en tant que chanteur européen, avec tous les droits et les privilèges qui m’ont accompagné depuis tant d’années. »
In Translation sortira le 7 mai prochain en formats CD, vinyle (blanc) et digital.
(photo : James Sharrock)