CAMEL – ‘73 – ‘75 Gods of Light

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CAMEL – ‘73 – ‘75 Gods of Light
(Camel Productions/Musea)

Comme la plupart des dinosaures progressifs des années 1970, CAMEL a pris à sa charge la parution de ses archives sonores. ’73 – ’75 Gods of Light est le dernier en date et n’est ni plus ni moins que l’édition officielle d’un disque bootleg italien paru il y a quelques années sous le titre Famous Rock Dreams, regroupant lui-même deux vieux microsillons pirates.

On redécouvre donc ici CAMEL dans ses ver­tes années, de 1973 à 1975, que les spécialis­tes du genre considèrent comme l’âge d’or du groupe, alors composé d’Andrew LATIMER, Peter BARDENS, Doug FERGUSON et Andy WARD. Il n’y a pas de déceptions à l’arrivée ; Gods of Light montre le chameau en pleine forme, interprétant des perles de son répertoire.

On commence par retrouver la version du God of Light Revisited qui était paru jadis sur le double LP Greasy Truc­kers. Ce morceau, aux allures de « SANTANA Revisited », a été souvent joué par CAMEL à ses débuts, mais n’a jamais été enregistré en studio. Il est vrai que cette pièce prend toute sa mesure en live.

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Suivent deux fleurons de l’album Mirage (White Rider et Lady Fantasy) une version BBC du groovy Arabaluba (morceau figurant sur le pemier album éponyme de CAMEL) et une session BBC comprenant une version live intégrale de The Snow Goose. Enfin, presque intégrale : il man­que les cinq premières minutes. Mais on en connaît tellement d’autres versions par ailleurs… Au moins, CAMEL prouve qu’il peut jouer cet opus-concept sans l’aide d’un orches­tre symphonique !

Autre bonne nouvelle : la qualité du son est irréprochable, d’autant qu’un travail de nettoyage méticuleux a permis d’effa­cer toute trace de craquelure vinylique, par exemple.

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Alors, même si on a déjà la version bootleg et quand bien même une partie du répertoire de ce CD a déjà été couverte par l’album live Camel on The Road ‘72, paru en 1992, cette édition officielle a tout pour satisfaire ceux qui sont restés sensibles à ce groupe qui, s’il n’a pas inventé la musique à couper le beurre, a su présenter une œuvre mélodique sensible et perspicace que beaucoup ont copié avec un moindre succès.

Stéphane Fougère

Label : http://www.camelproductions.com/

(Chronique originale publiée dans
TRAVERSES n°9 – août 2001)

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