Yōkai Matsuri s’invite à la Petite Halle de la Villette pour trois jours de célébrations inspirées des fêtes populaires japonaises et des yōkai, créatures mythologiques fascinantes et insaisissables. Entre folklore ancestral et scènes alternatives, le festival ouvre une brèche vers l’invisible et invite chacun·e à franchir le seuil, à se transformer et à jouer avec les frontières du réel.
Porté par la vision de l’artiste franco-japonaise Maïa Barouh, ce rituel contemporain mêle concerts, performances et danse dans une expérience collective et sensorielle. Chaque nuit devient un bal masqué : on se transforme, on ose devenir autre. Ici, les monstres ne font pas peur — ils libèrent.
Maïa Barouh fait partie de ces artistes traits d’union, entre des pays et des cultures, des époques et des genres… Une de ces inclassables qui impulsent des révolutions d’exception, dans le jardin qu’elle cultive depuis ses jeunes années. Chanteuse, flûtiste, autrice, arrangeuse et compositrice, elle invoque les esprits de ses cultures et de la nature, toujours interconnectée entre France et Japon, de la profondeur des tradition à la puissance de la modernité. Maïa Barouh donne un nouveau souffle aux chants ancestraux japonais, intégrant de nouvelles énergies venues du rap, du jazz, de l’électro… Sa voix et sa flûte, dissociées ou combinées, ouvrent le champ des possibles pour un groove unique, pour une transe à la fois douce et explosive !
« Le Yokai Matsuri est une invitation à découvrir un Japon anachronique, enraciné, respectueux, audacieux, fou et généreux et célébrer l’étrange , l’ inconfortable et tout ce qui ne rentre pas dans les cases a travers ces artistes monstrueux . Un moment de suspension, une échappée pour revenir dans la vie autrement, apporter des couleurs à notre regard sur le monde. » Maïa Barouh
Artistes programmés :
MAÏA BAROUH + MITSUNE
Mitsune marie la musique traditionnelle japonaise aux sonorités sauvages et novatrices des musiques psychédéliques, cinématographiques et rituelles, créant des compositions originales qui insufflent une vie nouvelle aux récits ancestraux. Mené par un duo de joueuses de shamisen magnétiques, accompagné d’un percussionniste et d’un bassiste tout aussi charismatique, ce quartet berlinois propose un folklore moderne porté par des rythmes entraînants, une émotion brute et des costumes somptueux.
LES NEKOMATA
Les Nekomata est un collectif de danseurs, circassiens et performeurs né dans les interstices de la nuit. À l’image du yōkai de chat méchant à deux queues dont ils portent le nom, ils apparaissent là où on ne les attend pas — surgissant au crépuscule pour troubler les repères et ouvrir des brèches. Chaque performance est un rituel en mouvement, un passage.
Ni tout à fait spectacle, ni totalement cérémonie, Nekomata convoque des états de transe, de métamorphose et de perte de contrôle. Le public n’est jamais simple spectateur : il est invité, provoqué, parfois défié à franchir ses propres limites.
SEPPUKU PISTOLS
Seppuku Pistols, c’est un « ukiyo-e bruyant » projeté dans le présent. Fondé par d’anciens punks après le séisme et la catastrophe nucléaire de 2011, le collectif donne son premier concert à la lisière de la zone d’évacuation de Fukushima. Depuis, il poursuit une rébellion singulière contre les illusions modernes, en puisant dans l’esthétique et l’esprit d’Edo. Aujourd’hui fort d’une vingtaine de membres à travers le Japon, le groupe transforme chaque lieu — rue, temple, club ou montagne — en rituel chaotique et fédérateur. Leurs performances, électriques ou non, mêlent instruments traditionnels (shamisen, biwa, shakuhachi, taiko…) et énergie brute. À la fois musiciens, artisans et passeurs de culture, ils se définissent comme « un dispositif qui vous mène à Edo » — une expérience à vivre plus qu’à raconter.
LEK ET LES JAPONAISES
Alek et Les Japonaises, c’est 4 mots dont l’un est féminin pluriel. C’est aussi un duo Belgo-Japonais singulier de musique légère. Ils existent grâce à un concours qu’ils n’ont pas gagné. Et surtout grâce aux concerts rémunérés. Comme la cuisine fusion et l’aquagym, c’est parfois bizarre, mais on ne se fait pas trop mal. Et le public sort des concerts généralement rafraîchi.
DJ MASK
Co-Fondateur du label 180g qui a pour ambition de mettre un coup de projecteur sur la scène musicale japonaise d’hier et d’aujourd’hui.
DJ Mask vous fera voyager au pays du soleil levant à travers le jazz, le wamono (groove japonais), de l’afrobeat, de la cumbia et autres goodies joué par cette scène foisonnante de talents insoupçonnés !
DJ NEZUMI
DJ Nezumi (DJ Dom-e) de son vrai nom Domi Karsenti a commencé à Montpellier en 1995. Il a depuis joué en résidence et de manière ponctuelle à Londres, Paris, en Espagne, en Suisse et au Japon. Spécialiste rare grooves funk, soul, jazz, BO de films, psych rock, latin, afro, R&B, oriental et depuis la dernière décennie, en musique Japonaise période showa, des années 1960 à 80.
DJ résident dans de multiples lieux Londoniens et Parisiens, notamment au Batofar et au Divan du Monde, fondateur du label Sausage Records en 2006 et du Soul Parade Club, la soirée Parisienne rare grooves de 2008 à 2018. Actuellement DJ résident du bar Muge à Sète avec la soirée Vinylissimo, il sera prochainement l’invité de Tribe Tales, le festival de Breaking & Hip-Hop à Tropisme (Montpellier).
