Le musicien et producteur irlandais Dónal LUNNY ne mettra plus les « cœurs en mouvement »

Le 23 octobre 2026, le monde de la musique traditionnelle évolutive irlandaise a perdu l’une des chevilles ouvrières depuis presque une soixantaine d’années. C’est en effet le jour où le musicien multi-instrumentiste, compositeur, producteur et arrangeur Dónal LUNNY a tiré sa révérence, à l’âge de 79 ans. Compte tenu des différentes casquettes qu’il a porté le long de sa carrière, Dónal LUNNY a été une force motrice du paysage folk irlandais, que ce soit en tant que musicien ou comme producteur. Il a en effet redéfini et façonné le son de cette mouvante musicale et en a propagé la voix au-delà du cercle d’initiés sans en trahir les fondamentaux. Si la musique folk et traditionnelle irlandaise s’est taillée une place de choix dans le concert mondialiste, Dónal LUNNY y est assurément pour quelque chose.
Inlassablement et méthodiquement, Dónal LUNNY a depuis les années 1970 révolutionné la façon dont sa musique était préservée, jouée et perçue, sans pourtant s’imposer sur le devant de la scène, préférant agir en marge des feux de la rampe, se voyant plutôt comme un artisan soucieux de rassembler les éléments susceptibles d’impulser ce renouveau qu’il a toujours cherché à mettre en mouvement. Cependant, Dónal LUNNY fut l’un de ces artistes immanquables à côté duquel il est impossible de passer dès lors qu’on s’intéresse à la musique irlandaise enracinée.

Né à Tullamore, dans le comté d’Offaly en tant que cadet d’une fratrie de neuf enfants et ayant grandi à Newbridge, dans le comté de Kildare, Dónal LUNNY a baigné dans la musique dès son plus jeune âge et, à l’adolescence, et il ne lui a pas fallu longtemps avant d’être attiré par le mouvement de renouveau folk qui battait alors son plein et de trouver des musiciens partageant les mêmes idées que lui. Il s’est ainsi lié d’amitié avec un certain Christy Moore, avec qui il a formé, avec son frère Frank, le groupe The Rakes of Kildare. Encore étudiant au Collège national des Arts de Dublin, Dónal LUNNY a connu sa première percée artistique avec le groupe Emmet Spiceland, qui a modernisé le chant de ballades irlandaises en pratiquand des harmonies modulées et qui a atteint la première place des charts irlandais en 1966 avec le single Mary from Dungloe.
Grâce à un certain Andy Irvine, qui collectionnait divers instruments d’Europe de l’Est, Dónal LUNNY a découvert le bouzouki. Il a immédiatement perçu dans cet instrument d’origine grecque quelque chose que la guitare ne pouvait offrir à la musique irlandaise : des accords moins chargés, un accompagnement plus aéré, et un son plus fidèle à la tradition. Son adoption du bouzouki allait modifier à jamais le paysage sonore de la musique traditionnelle irlandaise, notamment lorsque, quelques temps plus tard, il s’est fait fabriquer par le luthier Peter Abnett un bouzouki à dois plat, qui est devenu le bouzouki irlandais.
En 1970, Dónal LUNNY Andy Irvine ont créé leur propre soirée de club au Slattery’s Pub à Dublin, qu’ils ont appelé « The Mug’s Gig ». Ce rendez-vous musical a notamment mis en vedette des artistes comme Ronnie Drew (The Dubliners), ou encore le groupe Mellow Candle. L’année suivante, Christy Moore a invité Irvine et LUNNY à jouer sur son deuxième album solo, Prosperous, ainsi qu’un joueur d’ueillean pipes, Liam O’Flynn. Cet album a servi de matrice au groupe que les quatre musiciens, sur la même longueur d’onde, ont formé dans la foulée et qui est vite devenu l’un des principaux pionniers du renouveau de la musique instrumentale traditionnelle irlandaise, il s’agit du groupe Planxty.

Publié en 1972, le premier album éponyme de ce dernier a bouleversé le monde du folk, tant ce qu’il a donné à écouter n’avait jamais été entendu auparavant. L’énergie brute et palpitante du bouzouki de LUNNY, combinée au jeu hypnotique des cornemuses irlandaises de Liam O’Flynn, de la mandoline d’Andy Irvine et de la voix de Christy Moore, a donné naissance à quelque chose d’à la fois ancien et étonnamment neuf, apportant comme un vent frais dans la tradition irlandaise. Le jeu de bouzouki de LUNNY, qualifié plus tard par Christy Moore de « combustibilité spontanée », a donné à Planxty son pouls rythmique et effervescent, apportant des arrangements plus complexes et une nouvelle profondeur émotionnelle aux structures traditionnelles.
Après le deuxième album The Well Below the Valley (1973), Dónal LUNNY a néanmoins cédé sa place dans Planxty à Johnny Moynihan sur Cold Blow and the Rainy Night, mais a tout de même été remercié pour son aide au mixage de l’album et pour avoir joué de plusieurs instruments. Après avoir été convié sur le premier album du compositeur Shaun Davey, Davey and Morris (1973), a ensuite rejoint le groupe The Bothy Band, formé en 1974 autour de Tríona Ní Dhomhnaill, Mícheál Ó Domhnaill, Paddy Keenan, Matt Molloy et Tommy Peoples (plus tard remplacé par Kevin Burke).

Dès son premier album (produit par LUNNY), le groupe a été projeté au premier plan de la scène traditionnelle irlandaise, tant la combinaison du violon de Tommy Peoples, de la cornemuse de Paddy Keenan, du jeu de flûte de Matt Malloy et du bouzouki de Dónal LUNNY ont abouti à un cocktail détonant.
Deux autres albums studio (Old Hag You Have Killed me et Out of the Wind into the Sun) ont suivi avant que The Bothy Band ne mette fin à sa carrière en 1978, un album live (Afterhours) étant publié à titre posthume en 1979. (Un autre CD Live in Concert comprenant des captations de 1976 et 1978 pour la BBC Radio One est paru en 1994.) L’énergie et la virtuosité musicales de The Bothy Band a toutefois eu une influence significative sur le mouvement de la musique traditionnelle irlandaise, et ce bien après sa dissolution.
À peine The Bothy Band s’est-il dissous que LUNNY, Moore, Irvine et O’Flynn ont réactivé Planxty, accueillant dans la foulée le flûtiste Matt Molloy dans leurs rangs. Planxty a ainsi poursuivi son aventure exploratoire avec un nouvel album – le bien-nommé After The Break (1979) – et une tournée européenne, puis a enregistré The Woman I Loved so Well en 1980 – sur lequel le groupe devient un septet avec Noel Hill au concertina et Bill Whelan au synthétiseur – et Words and Music en 1983, étendant encore plus sa palette instrumentale avec le renfort du bassiste Eoghan O’Neill, des joueurs de flddle Nollaig Casey et James Kelly, tandis que Dónal LUNNY, sans lâcher son bouzouki, s’emploie aussi à la guitare, au psaltérion, au dulcimer, au bodhrán et au sythétiseur.
Parallèlement, le désir de Dónal LUNNY d’explorer un nouveau son a rapidement déclenché en 1981 la formation du groupe Moving Hearts, avec Christy Moore, et avait pour idée d’introduire une section rythmique plus électrique. Les deux complices se sont alors entourés de Declan Sinnott à la guitare, Eoghan O’Neill à la basse, Brian Calnan à la batterie, Keith Dónald aux saxophones ténor et soprano, et d’un jeune « piper », un certain Davy Spillane.

Proche de la démarche du groupe Horslips, Moving Hearts a combiné la musique traditionnelle irlandaise avec le rock, y ajoutant également des éléments de jazz. Dans ses chansons, le groupe explorait des sujets politiques, mettant notamment l’accent sur la révolte irlandaise pour parvenir à l’indépendance vis-à-vis de l’Angleterre. Après un premier disque éponyme en 1981, puis un deuxième en 1982 (Dark End of the Street), Moore a quitté le navire, cédant la place à Mick Hanly, avec qui le groupe a réalisé le disque enregistré en concert Live Hearts (1983).
Par la suite, le groupe a intégré deux autres chanteurs et guitaristes avant de décider de poursuivre avec une formule strictement instrumentale. Avec l’arrivée du guitariste Greg Boland, du batteur Matt Kelleghan, du percussionniste Noel Eccles et d’un second « piper », Declan Masterson, en plus de Spillane, Moving Hearts a enregistré en 1985 un ultime album studio, The Storm, qui a été considéré comme un chef-d’œuvre de musique instrumentale d’inspiration traditionnelle, comprenant notamment des suites de plusieurs thèmes (dont The Lark, étalé sur treize minutes, ou encore The Titanic) et une pièce en hommage à l’écrivain républicain engagé Peadar O’Donnell commandée par le Comité du personnel des universités concernées du collège universitaire de Galway.
Dans les années 1980, Dónal LUNNY a répondu à l’appel de plusieurs artistes, faisant ainsi figure de « session man » indispensable. Il apparaît par exemple sur plusieurs albums de son ami Christy Moore, joue pour Shaun Davey sur son album Granuaile (1985), ou signe un morceau pour l’album Primitive Dance de Paul Brady.
En 1987 est paru un disque sorti sous son seul nom. mais il ne s’agit pas d’un album solo à proprement parler puisqu’il a en fait été enregistré avec sept musiciens en public au National Concert Hall de Dublin dans le cadre d’une rétrospective consacrée à Sean O’Riada. Le disque est constitué d’une longue suite instrumentale de près d’une demi-heure alternant pièces traditionnelles réarrangées et compositions de Dónal LUNNY.
Mais c’est surtout son travail de producteur qu’il étend durant cette décennnie, une activité qu’il avait déjà entamée dès 1975 en produisant le deuxième album du groupe Clannad et l’album A Silk Purse du groupe de folk électrique Spud, et en créant le label Mulligan Records avec Diane Hamilton. (Ce label a notamment publié plusieurs disques réputés de folk irlandais, dont des albums du Bothy Band, celui de Paul Brady et Andy Irvine, mais aussi les premiers disques de Matt Molloy et de Kevin Burke.)
Surtout, durant les années 1980, Dónal LUNNY a commencé à être sollicité par des artistes de renommée internationale, à la fois en tant que musicien de session et en tant que producteur, notamment sur certaines des chansons de Kate Bush, comme Night of the Swallow (dans The Dreaming – 1982), And Dream of Sheep, Jig of Life et Hello Earth sur la suite The Ninth Wave, la face B de son célèbre album Hounds of Love (1985).
Elvis Costello, Mark Knopfler (pour Golden Heart), et Baaba Maal (dans Firin’ in Fouta), parmi tant d’autres, ont de même fait appel à Dónal LUNNY, ainsi que certains compatriotes, comme Matt Molloy, le groupe Patrick Street, Davy Spillane, Maighread & Tríona Ní Dhomhnaill, le groupe Altan, Dolores Keane, Enya, sans oublier Sinéad O’Connor (Sean-Nós Nua, en 2002), qui fut sa compagne pendant quelque temps, et quelques voisins écossais comme Sharon Shannon et Capercaillie, ou encore le chanteur breton Gilles Servat et le joueur de gaïta galicien Carlos Núñez.
Notable fut aussi l’implication de Dónal LUNNY dans l’aventure panceltique du guitariste breton Dan Ar Braz et son collectif l’Héritage des Celtes, qui a réalisé deux albums studio et deux albums live entre 1994 et 1998, dans lesquels se font entendre diverses personnalités musicales d’Irlande, de Bretagne, d’Écosse et de Galice.
Dónal LUNNY a de même entretenu une longue collaboration artistique avec Frank Harte, chanteur, collecteur, enseignant et architecte irlandais, également grand représentant de la ballade de rue dublinoise, et dont les œuvres discographiques portent sur divers épisodes et aspects de l’histoire de l’Irlande, par exemple Daybreak and a Candle-End, 1798 – The First Year of Liberty, My Name is Napoleon Bonaparte: Traditional Songs on Napoleon Bonaparte, The Hungry Voice: The Song Legacy of Ireland’s Great Hunger, There’s Gangs of Them Digging: Songs of Irish Labour, sur lesquels Dónal LUNNY apporte son soutien instrumental.
En outre, Dónal LUNNY a été le producteur et le directeur musical de la série documentaire télévisée de la BBC Bringing It All Back Home, qui trace l’influence de la musique irlandaise dans le monde entier, et dont il a produit la bande originale (1991) sur laquelle figurent de nombreux artistes de musique irlandaise (dont Mícheál Ó Súilleabháin, Liam O’Flynn, Philip Chevron) et des groupes de renommée internationale (The Waterboys, Hothouse Flowers, The Everly Brothers).
Dónal LUNNY a de même produit et dirigé Common Ground (1996), un projet discographique réunissant plusieurs fleurons irlandais (Andy Irvine, Christy Moore, Paul Brady, Máire Brennan) et vedettes internationales (Kate Bush, Bono, Elvis Costello) autour d’un répertoire traditionnel irlandais.
Il fallait bien que, tôt ou tard, Dónal LUNNY travaille pour le cinéma. Ce fut chose faite quand le réalisateur irlando-canadien Paul Quinn l’a sollicité pour son film This is my Father, dont Dónal a écrit réalisé la bande originale,avec le concours de Sharon Shannon, Nollaig Casey, ou encore son fils Oisin Lunny.
Sa carrière de producteur et de musicien de session dans les années 1990 et 2000 n’a cependant pas empêché Dónal LUNNY de poursuivre ses explorations musicales à travers le folk irlandais, puisqu’il a fondé le groupe Coolfin, un octet auteur d’un album en 1998 sur lequel sont invités la chanteuse hongroise Marta Sebestyen, l’accordéoniste écossaise Sharon Shannon ou encore la chanteuse écossaise Eddi Reader et les sœurs Maighread et Triona Ní Dhomnaill (toutes deux anciennes membres de Skara Brae, et de Bothy Band, Nightnoise et Relativity pour la seconde), avec lesquelles Dónal a également enregistré en 1999 le disque Idir An Dá Sholas – Between The Two Lights.
Avec Coolfin, Dónal LUNNY s’est livrée à une expérience artistique aussi unique qu’originale avec Kodo, un ensemble de tambourinaires japonais de l’île de Sado, dont il a partagé les sensibilités rythmiques lors de son séjour au Japon (il était alors mariée à une Japonaise, ceci expliquant sans doute cela), et qui a influencé ses projets musicaux. En retour, Kodo est venu à Dublin en juillet 1998 pour jouer sur scène avec Coolfin. Un DVD, East Meets West – a Musical Celebration, rend compte de cette aventure haute en voltiges rythmiques. L’intérêt de LUNNY pour la culture japonaise s’est de même traduit par une rencontre musicale de son groupe avec un ensemble de folk-rock japonais inspiré par le « chindon » (musique de rue), Soul Flower Union. Un CD, Marginal Moon, a été enregistré pour le marché japonais.
De retour dans son giron irlandais, Dónal LUNNY a retrouvé l’un de ses amis fidèles, Andy Irvine, avec lequel il a fondé Mozaik, un groupe folk à orientation multiculturelle, du fait qu’il intégrait aussi le « fiddler », guitariste, joueur de banjo américain Bruce Molsky, grand représentant de la musique « old time » des Appalaches, le multi-instrumentiste bulgaro-hongrois Nikola Parov (du groupe Zsarátnok) et un autre multi-instrumentiste, hollandais cette fois, Rens van der Zalm (Fungus, Wolverei).
Ce groupe a tourné en Europe, aux États-Unis, au Japon et en Australie, et a réalisé trois albums : Live from the Powerhouse (2004), Changing Trains (2008) et, plus tardivement, The Long and the Short of it (2019), avec la participation des chanteuses Chrysoula Kechagioglou et Ágnes Herczku. Mozaik a également participé aux concerts anniversaires célébrant les 70 ans d’Andy Irvine au Vicar Street en 2012 (disponible en DVD et en CD), avec d’autres invités de marque, dont le « super groupe » LAPD, figurant, outre, Andy Irvine, Liam O’Flynn, Paddy Glackin, et bien évidemment notre cher LUNNY !
Puisqu’il faut bien un jour boucler la boucle, les années 2000 ont offert l’occasion à Dónal LUNNY de replonger dans son passé pionnier à la faveur de réunions scéniques : celle de Planxty, reformé pour quelques concerts en 2004 qui ont été filmés et enregistrés pour des sorties en CD et en DVD (Live 2004), mais aussi celle de Moving Hearts, dans sa formation instrumentale de l’époque The Storm, le temps d’une poignée de concerts en 2007. Celui qui a eu lieu au Vicar Street, à Dublin, a fait lui aussi l’objet d’une captation audio et vidéo (Live in Dublin) pour la postérité.
Enfin, The Bothy Band s’est lui aussi reformé brièvement en 2007 pour rendre hommage à Mícheál Ó Domhnaill, disparu l’année précédente, puis en 2023 avec le guitariste Seán Óg Graham (Beoga) pour le remplacer. Ce qui ne devait être qu’un concert d’adieu s’est transformé l’année suivante en une tournée en Irlande. Le groupe devait également être programmé au festival Interceltique de Lorient, mais des problèmes de santé éprouvés par Dónal LUNNY ont contraint le groupe à annuler sa participation. La disparition de Paddy Keenan en septembre 2026, puis celle de Dónal LUNNY un mois et demi plus tard ont définitivement empêché The Bothy Band de poursuivre son ultime tour de piste.
Pour autant, la fin de carrière de Dónal LUNNY ne s’est pas arrêtée à ces célébrations nostalgiques puisque, au cours des années 2010, notre bouzoukiste irlandais s’était lancé dans de nouvelles et passionnantes expériences musicales en s’impliquant dans un trio formé avec Pádraig Rynne et Sylvain Barou (album Triad en 2013), puis dans un autre trio avec Zoë Conway et Máirtin O’Connor (CD In Full Sail = Faoi Lán Seol en 2016) et s’est également retrouvé dans Ushers Island (un CD en 2017), sorte de « all irish stars band » avec ses camarades Andy Irvine, Paddy Glackin, Mike McGoldrick et John Doyle, dans un esprit proche de Planxty.
Pour quiconque qui ne la connaîtrait pas encore et souhaiterait avoir un aperçu un tant soi peu panoramique de la carrière de Dónal LUNNY, la compilation double CD Journey – The Best Of Dónal Lunny est une très recommandable porte d’entrée puisqu’y figurent des enregistrements studio et en public de ses diverses aventures musicales, de Planxty à Coolfin, avec quelques pistes inédites. Parue en 2000 sur Hummingbird Records, cette anthologie a fait l’objet d’une édition française sous le titre St-Patrick 2000 chez Keltia Musique, avec une sélection de pièces légèrement différente, et permet à chacun(e) de mesurer l’influence de Dónal LUNNY sur la musique traditionnelle et folklorique de la verte Erin.
Dónal LUNNY a donné sa dernière représentation publique au Fleadh Cheoil na hÉireann à Belfast
en août 2026. Comme on le voit, son parcours artistique a de quoi laisser aussi pantois que rêveur. On ne sera guère étonné d’apprendre que, membre de l’Aosdána et titulaire d’un doctorat « honoris causa » du Trinity College de Dublin, il s’est vu décerner un prix pour l’ensemble de sa carrière lors des Irish Folk Awards de RTÉ Radio 1 en février 2025, ce qui est plus que mérité.
Assurément, Dónal LUNNY a contribué à faire entrer la tradition musicale irlandaise dans l’ère moderne tout en préservant son authenticité, son âme et son cœur.
Merci l’artiste pour l’immense héritage que tu nous laisses. Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches.
Article réalisé par Stéphane Fougère
